Auteur : Aelisandra
Genre : POV d'Ayamé, d'après le défis de Yunie "une nuit et un jour d'un perso de Furuba, avec un secret dévoilé".
Disclaimer : Les personnages de fruits baskets appartiennent à Natsuki Takaya, hormis Miyuki et Naoru qui sont les miens.


Il n'y a que toi qui compte



J’entendis une sonnerie stridente, et encore plongé dans les brumes du sommeil, je tendis une main pour éteindre mon réveil. Hmm, il était 6h30..dormir encore un peu….
Mais non ! J’ouvris brusquement les yeux. Quel jour étions nous ? Dimanche !! Aujourd’hui, je devais aller voir mon cher Yuki. Je me levais prestement, et me préparai. Je comtemplai mon reflet dans le miroir. Une fois de plus tout était parfait. L’étoffe des vêtements fluide et légère se soulevait à chaque mouvement en un froufrou soyeux. La couleur faisait ressortir l’éclat de mes yeux et la coupe était parfaite ! Elle soulignait à merveille les lignes de mon corps. Là encore, j’avais réalisé un véritable chef d’œuvre. Yuki ne pourrait pas résister en me voyant dans cette tenue. Il serait forcé d’admettre mon talent et mon génie créatif ! Je me demandais…. Et si lui aussi créait ? Après tout, il était mon frère, mon cher frère…
Et si je lui amenais ces vêtements que j’avais fait tout spécialement pour lui ? Il fallait que je demande son ais à Hatori ! Je saisis le combiné et l’appelai.
« ALLO TORI-SAN !!!!!
-Ayamé. Arrête de crier, il est 8h du matin.
-Excuse- moi Tori- san. Je te réveille ? Mais je t’assure, je t’appelle car mon cœur est oppressé et angoissé. Depuis le lever, je ne cesse de m’interroger sur ce que je dois faire. J’ai l’impression que plus les minutes s’écoulent, plus je sombre dans l’abîme de mes doutes. Je suis en proie au désarroi le plus total !!
-Ayamé…viens en au fait. -Ce que tu peux être bougon ! Tu as mal mangé ou mal dormi ? Tu voudrais peut être que je vienne te préparer une tasse de mon merveilleux thé ? Je sais ! Et si j’allais chercher des gâteaux à cette merveilleuse pâtisserie dont tu raffoles tant ! Je pourrais venir te les offrir, et puis je te chanterais une jolie berceuse pour que tu finisses ta nuit.
-Ayamé. Tu ne devais pas aller voir Yuki aujourd’hui ?
-Si ! Je suis content que tu t’en souviennes !
-Tu as peur, c’est ça.
-Mais non ne dis pas n’importe quoi ! Pourquoi aurais-je peur ?
-….
-Bon peut être un petit peu. Mais, tu sais… la dernière fois, j’ai bien cru que l’on se rapprochait quand je lui ai parlé de ma passion pour le stylisme. Et là… je ne sais pas si le rapprochement sera toujours là. Mais surtout, surtout….. Est-ce que je dois oui ou non lui apporter les vêtements que je lui ai créé ?!!!
-Ne presse pas les choses avec Yuki, laisse les se faire. S’il s’est rapproché de toi, ne le brusque pas, c’est ce qu’il voulait, même si ce n’est pas encore parfait, ne t’angoisse pas.
-Mais Tori-san…. et les vêtements ????
-Au revoir Ayamé. »
J’entendis le bruit du combiné raccroché et soupirai. Je souris. Merci Hatori.
Je saisis les vêtements pour mon cher Yuki et partis en chantonnant.

J’arrivai chez Shiguré vers 9h. J’avais fait un petit crochet par la pâtisserie pour chercher les gâteaux dont Yuki raffolait quand il était enfant. J’entrouvris la porte et vis mon petit frère entouré de Tohru, Guré-san, et du chaton. Le chaton était rouge de colère et Yuki souriait tendrement à Tohru. Ce sourire devint peu à peu joyeux. J’aurais aimé le faire sourire ainsi moi aussi. J’ouvris la porte en riant et vis leurs visages se tourner vers moi ! Evidemmet, ils étaient tous ravis de ma présence. Tohru m’adressa un sourire gentil tandis que Shiguré se levait pour venir à ma rencontre et m’enlacer ! Je vis Kyo et Yuki discuter à basse voix.
« Qu’y a-t-il mon chaton ? Tu n’oses exprimer la joie de me voir débarquer en ce magnifique dimanche de printemps ! Yuki mon cher frère, si tu voulais que je t’embrasse, il fallait le dire ! Tu n’avais aucunement besoin de te confier au petit minou, viens mon frère, que je dépose un doux baiser fraternel sur tes joues !!! Oh qu’est ce qu’il y a mon chaton, tu es jaloux ? Pour faire plaisir à Yuki et à votre amitié naissante, je veux bien t’embrasser toi aussi !
-Ne m’approche pas, dangereux pervers, hurlèrent ils en chœur.
- Puisque c’est ainsi, dis-je, je vais déposer un doux et tendre baiser sur les lèvres de Tohru. Ma chère petite, ces deux maladroits n’ont jamais dû t’embrasser. Il faut que tu excuses Yuki, il est loin d’avoir mon assurance, ma classe et mon expérience. Ne sois donc pas déçue, je suis là, et je sais que mon amour de Guré- san, ne m’en voudra pas.
- Oh Aya, comment pourrais je t’en vouloir de dispenser au monde tout l’amour dont tu es capable, quand je sais que ton cœur est mien ! »
Je voulus répliquer, mais ces petits sauvages ne m’en laissèrent pas le temps. Ils renversèrent la table et faillirent me blesser ! Mais je savais comment me faire pardonner, je leur offris mes gâteaux et ils n’osèrent exprimer leur reconnaissance, laissant ce privilège à Tohru. Je me fis alors un devoir de raconter une histoire, et réussis à capter l’attention de Yuki. Bien entendu, ce fut lui qui m’invita à rester déjeuner, par l’intermédiaire de Tohru.

Après le repas, je décidai de lui offrir mes vêtements. Il ouvrit démesurément les yeux. Ah, je l’avais touché !!! Mais il m’envoya le paquet à la figure après les avoir déplié. Mais, ça n’allait pas se passer comme ça ! Je fis un clin d’œil à Guré-san qui m’aida à l’immobiliser et à lui passer les vêtements. J’étais un dieu vivant ! Les vêtements lui allaient à ravir !! Tohru partagea mon avis bien sûr, tandis que le chat ricanait. J’eus alors l’idée de lui en créer aussi. Yuki sortit en trombe de la maison, et je le suivis.
« Alors mon cher frère, tu aimes ces vêtements n’est ce pas ? Tu as vu le visage de Tohru, elle t’a trouvé magnifique, c’est l’occasion pour toi de gagner son cœur !
-Ayamé, pourquoi me ridiculises tu toujours autant quand tu viens me voir ? Ces vêtements ! Tohru… elle est trop gentille pour oser se moquer de moi ouvertement !
-Tu crois vraiment cela mon frère ? Quoiqu’il arrive, Tohru est sincère, et tu te dois aussi d’être sincère ave elle. Je sais, elle est innocente, mais tu ne peux te contenter de rester dans l’ombre de l’amitié. Tu l’aimes n’est ce pas ? Ne me regarde pas avec ces yeux, tout le monde le sait, tout le monde le sent.
-Tu ne peux pas me comprendre Ayamé.
-Si, je te comprends mieux que tu ne le crois, je sais ce que c’est d’aimer sans le pouvoir….. »
Je me tus, et plongeai dans mes pensées, Yuki me regardant étrangement. Puis, je rompis ce silence si pesant pour taquiner mon jeune frère. Mais cet instant…. Nous avions de nouveau partagé quelque chose. Je regardai l’heure, il ne fallait pas que je m’attarde, je devais retrouver des amis. Je rentrai chez Shiguré et leur fis mes adieux avec la promesse de revenir bientôt.

Je rentrai chez moi et choisis avec soin une autre tenue. J’adressai un sourire dérisoire à mon reflet. A quoi bon essayer de me rendre plus beau pour cette personne…. Pourquoi avais je accordé un si grand soin à donner 100 coups de brosse à ma longue chevelure, à appliquer des soins à mon visage…. Je soupirai et pris le chemin du restaurant.
Là, je rejoignis un couple d’amis, Miyuki et Noeru. Je les connaissais depuis plus de deux ans sans qu’ils ne sachent rien de la malédiction. Et .. ils s’aimaient depuis plus de deux ans. Après le restaurant, nous allâmes dans un pub, et discutâmes autour d’un verre. Je les regardai tous les deux s’animer, mais mes yeux se posaient surtout malgré moi sur Miyuki. Miyuki, ma chère Miyuki…. Je me souviens de la première fois où je t’ai vue. Quand tu as poussé la porte de ma boutique,le soleil jouant dans tes longs cheveux bruns. Tu m’as regardé et j’ai vu le plus magnifique des sourires, quand hésitante tu m’as demandé, si l’on était bien dans une mercerie. Sais tu Miyuki, que lorsque tu souris, ce n’est pas seulement avc tes lèvres mais aussi avec tes yeux ? Tes yeux sombres où je voudrais me noyer…. Nous avons lié amitié, et je désirai désespérément te séduire, puis tu m’as présenté Noeru. Comment pouvais je le détester ? Même en le voulant je ne le pouvais pas, il était tout ce que je voulais être, tout ce dont tu avais besoin…
Mais cette nuit là.. Tu t’étais disputée avec lui, c’était il y a plus d’un an. Tu es venu me voir, le visage inondé de larmes. Tu es venu vers moi pour être réconfortée, et l’improbable s’est passé. Nous nous sommes embrassés, puis tu t’es blotti dans mes bras… Je me suis transformé et alors, j’ai dû appeler Hatori… Il a dû effacer ce souvenir chéri entre tous de ta mémoire.
Miyuki et Noeru me regardaient d’un air inquiet, je leur souris et leur expliquai de ne pas s’inquiéter pour moi, j’étais juste très fatigué. Ils compatirent et nous rentrâmes tous chez nous. Je restai un moment immobile dans la rue à les regarder s’éloigner bras dessus, bras dessous.
Je rentrai chez moi et me couchai. Tiens et si j’appelais Tori-san ? Quelle heure était il ? 3H ? Je saisis mon téléphone, et appelai. Je tombai sur un répondeur
« Ayamé, tu as vu l’heure qu’il est ? Je ne suis pas là pour le moment, je dors ; rappelle moi à une heure décente. »
Je souris dans le noir et partis me coucher.


FIN