Auteur : Natsuki
Titre : Libres
Genre : romance (Plus ou moins…), humour (Du moins, j’ai
essayé. Il faudrait que je sache ce que vous en pensez.)
Disclamer : Les personnages de Fruits Basket ne m’appartiennent
pas mais appartiennent à leur véritable auteur Natsuki
Takaya.
Note : Je n’ai rien à rajouter à part que je souhaite
bonne chance à tous les participants, à tous un Joyeux
Noël et mes remerciements aux organisateurs de ce concours.
Libres
Tohru était couchée sur son lit. Les yeux clos, elle
pensait, songeait ou rêvait. En vérité, elle-même
ne savait pas ce qu’elle faisait ou ce qu’elle devait faire.
Rien. Oui c’était cela. Elle ne faisait rien. Si, elle
se reposait de la journée éreintante qu’elle avait
traversée. Comme tous les jours elle s’était levée
de bonne heure pour préparer le petit déjeuner, puis
elle s’était rendue au lycée où le cours
le Physique-Chimie avait mit ses méninges à rude épreuve.
Elle s’était ensuite empressée de quitter le lycée
afin de ne pas arriver en retard à son travail. Comble de malheur,
les tâches à effectuer étaient, ce soir là,
beaucoup plus nombreuses que d’habitude. De retour à la
maison, elle prépara le dîner, toujours avec le sourire,
celui-ci ne laissant à aucun moment transparaître ne serait-ce
qu’une pointe de fatigue. Pour finir, elle s’était
rapidement douchée, changée pour venir ensuite s’affaler
sur son lit.
L’ombre enveloppant sa vue laissa place à la lumière
et son regard se perdit au plafond. Ses cils en mouvement battant,
elle se fit prendre par le sommeil qui la guettait déjà depuis
un certain temps.
Un rai de lumière matinale vint perturber les rêves de
la jeune fille. Tohru se leva rapidement, ayant aperçu du coin
de l’œil l’heure tardive qu’affichait son réveil.
Elle mit son uniforme et descendit précipitamment les escaliers,
manquant plus d’une fois de se frotter de trop près aux
murs qui encerclaient la cage. Arrivée en trombe dans le couloir
principale du rez-de-chaussée de la maison, Shigure la stoppa
d’un mouvement sec.
- Que fait-tu ? C’est le week-end ma petite Tohru, lança
celui-ci.
Le week-end ? Elle avait oublié. Certainement que sa dure journée
de la veille l’avait perturbée. Mais surtout, c’était
cette semaine. Pour elle, les jours se suivaient et se ressemblaient
tous. Chaque matin sonnait pour elle comme une incessante et épuisante
ritournelle qui lui tiraillait l’esprit.
- Ah.
- Eh oui ah.
Shigure observa le visage de Tohru, encore endormi.
- Oh !
Tohru l’interrogea du regard.
- Tu es toute pâle, serais-tu malade ? Oh mon Dieu, non ! Tohru
est en proie à une grave maladie ! Non ! Mais qu’allons
nous faire ?
Un court silence tomba.
- Je sais, lâcha Shigure. La première chose à faire,
c’est de te réconforter ! Oui ! Tu aimes tant le travail,
rester à ne rien faire toute la journée est ennuyant à mourir
pour toi ! Ne t’inquiètes pas, je serais là avec
toi toutes ces longues journée, enchaîna-t-il en s’approchant
un peu plus pour la prendre dans ses bras.
Un bruit sourd raisonna dans la pièce.
- Arrêtes donc un peu ! Tes caprices de bon matin sont épuisant,
soupira Yuki.
- Calmes un peu ta joie, reprit Kyô. Un conseil, à l’avenir,
abrèges ce genre de réflexions et écrases. Fais
un peu plus gaffe à ce que tu va sortir, le vieux, ajouta-t-il
en disparaissant dans la cuisine.
Tohru le suivit du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse.
Ses yeux prirent tout à coup l’éclat d’une
tristesse grandissante.
- Wouh ! Tu as encore besoin de te reposer, Tohru-chan, s’écria
une voix d’enfant.
Tous se retournèrent, intrigués. Momiji apparut soudain
dans le coin de la porte. Il entra dans la maison et sautilla frénétiquement,
entraînant Tohru avec lui.
- Viens avec moi ! Oui ! Au manoir ! Tu sais, c’est le calme
plat là-bas, on ne peut pas faire plus calme. Oui ! Oui ! Très
calme ! On fera une promenade à travers de domaine Sôma
avec tout le monde et…
- Un instant, coupa Shigure.
Tous le regardèrent avec grande attention.
- C’est parti pour la fiesta !
Yuki se frappa le front d’une main, déconcerté du
comportement et des réactions stupides de son cousin.
- Moi ? De la même famille que ce dégénéré,
fou furieux et vieux pervers ? Vous vous trompez de personne, pensa-t-il
fortement.
Dans l’agitation qui régnait autour de lui, Yuki se dirigea
calmement en direction de l’entrée et enfila rapidement
ses chaussures. Tohru l’observa du coin de l’œil,
intriguée.
- Eh bien Yuki, que fait-tu, s’enquit-elle de lui demander.
Le jeune homme se retourna lentement, tel un voleur qui se serait fait
prendre en flagrant délit, une main s’apprêtant à pousser
doucement la porte afin de la faire coulisser tout le long de ses rails.
- Ah. J’avais oublié mais j’ai quelque chose à faire
avec Kakeru à l’association. Sois tranquille, je serais
de retour pour votre escapade de cet après-midi, répondit-il,
un sourire ornant ses lèvres.
- Un samedi ? Au lycée ?
Yuki hocha la tête d’un air de désespoir.
- C’est lui qui a décidé ça, je n’y
suis pour rien. Sois en sûre, ce n’est pas moi qui vais
avoir l’envie de voir sa tête le week-end. Je dois déjà faire
des efforts monstres pour le supporter durant toute la semaine !
- Mais, vous vous entendez plutôt bien je trouve, fit-elle remarquer
en souriant.
Yuki, en proie à la plus grande des terreurs, recula instinctivement
d’un pas, comme si les paroles de Tohru pouvaient dangereusement
affecter son système nerveux.
Kyô, qui avait fini par monter le bout de son nez, pouffa de
rire. Malheureusement pour lui, il n’avait pas prit le temps
d’assurer ses arrières. Yuki se glissa silencieusement
derrière lui et le fit valser jusqu’à l’autre
extrémité du couloir.
- Nan mais on n’a jamais vu un lâche pareil ! Attaquer
par derrière, aboya-t-il.
- Ah oui, c’est vrai ! Un véritable expert en arts martiaux
aurait contré cette attaque en un clin d’œil. Mais
j’avais oublié que tu n’étais pas quelqu’un
d’aussi expérimenté. Tu es en réalité le
genre de mec qui joue avec des ours dans les montagnes à longueur
de journée, annonça-t-il fièrement d’un
ton ironique, ses lèvres étirées d’un sourire
narquois.
- Arrêtes ! Je t’ai déjà dit qu’il
y avait pas d’ours, rétorqua-t-il avec violence.
Yuki fit mine de ne pas avoir entendu et tourna les talons pour s’avancer
devant la porte. Kyô, qui s’était remit sur pied,
l’empoigna par le col de la chemise.
- Tu m’as cherché sale Rat, tu vas me trouver !
Yuki posa sa main sur celle de Kyô.
- Arrêtes, ne joues pas trop avec le feu, tu va finir par te
brûler très gravement.
Yuki ouvrit la porte et disparut derrière celle-ci, ayant ignoré avec
un incroyable dédain toutes les menaces de Kyô qui se
répétaient sans cesse et qui en devenaient de plus en
plus usantes.
Yuki arriva devant le lycée qui lui parut bien vide. Il se
décida ensuite à avancer, resté quelques secondes
arrêté devant la cour déserte de Kaibara. Dans
la salle de l’association régnait un silence pesant qui
pouvait même en devenir inquiétant. Il n’y avait
pour ainsi dire, pas l’ombre d’une mouche.
Personne ?
Yuki grommela intérieurement. Ce satané Kakeru allait
l’entendre. Il le faisait venir un samedi matin au lycée
et lui-même, organisateur de cette réunion que Yuki devinait
sans grande importance, n’était pas présent.
Il s’installa donc à une table, ne laissant paraître
aucun signe de colère sur son beau visage princier. Il se pencha,
attrapa son cartable, fouilla un instant et y dénicha un livre
dont l’épaisseur pourrait rebuter certains esprits peu
littéraires.
Une demi-heure plus tard, Yuki patientait l’arrivée de
Kakeru avec toujours autant de calme. Il était serein, et étonnement
très zen… Peu de personne pouvait avoir une patience comme
celle-ci. Mais ici, nous parlons bien entendu de Yuki. Il pouvait semblé si
parfait ! Comme tout le monde, il lui arrivait pourtant _ et oui à lui
aussi _ d’exploser et de laisser apparaître une pointe
de violence, bien dissimulée sous les traits de son caractère
si idéaliste.
Il sentit tout à coup la présence de quelqu’un
qui semblait l’observer depuis déjà quelques minutes.
Il abaissa son livre et découvrit juste derrière, le
visage de Kakeru qui laissa apparaître de minces rides d’ignorance
au coin des lèvres quand celui-ci essaya malgré toute
l’intelligence et le sens de la réflexion qui pouvaient
se trouver en lui _ lorsqu’on savait où chercher _ de
déchiffrer lettre par lettre le titre de l’ouvrage qui
reposait entre les mains soigneuses de Yuki. Sa gorge laissa échapper
un ’’Mm…’’.
- Quoi, interrogea Yuki.
- Mm… Non rien, répondit Kakeru. C’est juste que…
- C’est juste que…, quoi, s’impatienta le prince.
- Mon médecin aussi m’a conseillé ce bouquin, termina
Kakeru.
- Ah oui ? Et pourquoi ? Pour essayer d’améliorer ton
sens littéraire et ton esprit critique ? Il faudra que tu me
présentes ton médecin, pour que je lui dise que c’est
peine perdue.
Kakeru alors tourna la tête de gauche à droite. Yuki resta
attentif.
- C’est pour mes troubles de sommeil, déclara-t-il avec
un sourire s’élargissant jusqu’à ses oreilles.
Yuki, qui commençait à perdre patience _ il avait tout
de même attendu Kakeru durant près de quarante-cinq minutes
_ se redressa brutalement.
- Hm ?
Yuki regarda Kakeru avec colère. ’’La personne visée’’ ne
se sentait pas du tout intéressée et détourna
les yeux avec un air de dédain. Yuki fit alors le tour de la
table et vint se présenter devant lui. Kakeru tourna sur sa
chaise d’un angle de quarante-cinq degrés. Yuki répéta
son geste.
- Vous allez continuer ce petit jeu encore longtemps, interrogea une
voix qui semblait s’élever de l’entrée de
la pièce.
Les deux adolescents se retournèrent et aperçurent au
seuil de la porte Machi qui devait les observer depuis déjà quelques
instants. Yuki alors se trouva bien ridicule et s’avança
jusque devant la jeune fille.
- Bonjour, la salua-t-il avec un sourire.
Machi sentit ses joues s’empourprer et détourna son regard.
- Bon, tu vas lui dire où tu voulais en venir avec lui ?
Yuki interrogea la jeune fille du regard. Il compris ensuite et sourit
de plus belle.
- Je voulais savoir pourquoi il m’avait fait venir ici un samedi
matin alors qu’en entrant dans cette pièce, lui-même
n’était pas là. J’ai tout de même attendu.
- Oh, oh ! Je suis là, pourquoi tu utilises pas le pronom ’’tu’’,
vociféra Kakeru en s’avançant jusqu’à se
retrouver devant Yuki.
- Oh, c’est qu’il m’a ignoré tout à l’heure,
répondit Yuki, comme si la question avait été posée
par Machi.
- Tu le fais exprès ? C’est ça hein ?
Yuki sifflota et fit un tour sur lui-même. Il se dirigea en direction
de la table et brusquement, se retourna pour faire face à Kakeru.
- Tu as quand même un sacré toupet !
- Hein ? Mais c’est toi qui stress pour rien, fit remarquer Kakeru.
- Mais non, pas du tout, répondit Yuki du tac au tac.
- Mm ? C’est ça ! Tu me prends pour une poire Yun-Yuuuuuuuuuuuun
?
- Arrêtes de m’appeler comme ça !
- Tu vois, tu vois que tu es stressé, s’esclaffa Kakeru.
Kakeru couru jusqu’au prince et lui passa un bras autour le l’épaule.
- Eh, calmes-toi ! Détresses quoi ! La vie est belle ! Tu veux
aller voir les chipel-dance pour te calmer ?
- Je ne savais pas que tu avais ce genre de penchants mon cher Kakeru,
répondit-il en repoussant le vice-président.
L’intéressé se tordit de rire.
- Mais voyons, bien sûr que non ! Je parlais pour toi Princesse
!
Il y eu alors un court silence rompu par des cri qui ressemblait à des
plaintes, à des prières sous la torture. Yuki avait saisit
vivement une oreille de Kakeru et la lui tira. Si le jeune homme ne
se serait pas reprit, Yuki aurait continué à lui tirer
l’oreille et alors deux visions des choses très différentes
l’une de l’autre étaient envisageables : soit Kakeru
perdait son ouïe définitivement, soit son oreille se serait
tellement élargie, qu’il lui aurait fallu chaque matin
utiliser une boîte entière de coton tige.
Le prince relâcha Kakeru et s’avança vers la porte.
- Eh, eh, Yun-Yun ! Où tu vas comme ça, s’enquit-il
de demander en rattrapant Yuki.
- Aux toilettes, ça t’intéresse tant que ça
?
- Mm…, songea Kakeru. Non, mais j’ai juste un conseil,
continua-t-il en demandant à Yuki de son index de se pencher
un peu.
Yuki tendit l’oreille.
- N’oublis pas de mettre du papier tout autour de la lunette
des toilettes pour protéger ta peau de bébé, souffla-t-il
au creux de l’oreille de Yuki.
Cette fois-ci, Kakeru eut comme un éclair qui lui percuta l’esprit
_ pour une fois _, une vision du futur et s’éloigna de
Yuki, qui semblait être devenu très pâle. Un simple
regard de Yuki sur le livre qu’il tenait encore en main apporta
du même coup une très grande malchance à Kakeru
qui avait pourtant pris la distance nécessaire de sécurité.
Un OVNI vola à travers la pièce et vint s’écraser
sur le visage souriant de Kakeru.
- Oups, pas fais exprès, chantonna Yuki en sortant de la salle.
- Yun-Yun… Une Princesse n’est pas aussi violente, s’écria
Kakeru avec une voix de Donald, une main sur son nez devenu douloureux.
Yuki fit claquer la porte derrière lui et disparu sous les damnations
incessantes que lui lançait ’’l’homme au nez écrasé’’.
Kakeru s’avachit sur une chaise et aperçut du coin de
l’œil le livre qui avait atterrit grand ouvert au beau milieu
de la table.
Yuki trouvait Kakeru déconcertant. Qu’avait-il donc à l’appeler ’’Yun-Yun’’ ou
même ’’Princesse’’. Il n’était
pas si efféminé que ça, si ? Le jeune homme s’avança
devant le miroir. Il se regarda le visage. Hm… Il ne ressemblait
pourtant pas à une fille, du moins de son point de vue.
Point de vue ?
Et si on le changeait ? Hm… Yuki se redressa puis se tourna.
Il avait une carrure ou plutôt non, un physique tout à fait
masculin. Il était plus fin que les autres garçons qu’il
connaissait mais de là à être pris pour une fille
! Il y avait des limites !
Le regard de Yuki s’abaissa un peu plus.
Son dos.
Qu’avait-il son dos ? Rien, il était banal. Un dos, quoi
!
Plus bas ?
Non, stop ! Pas plus bas, c’était très bien comme ça
! Pourquoi descendre plus bas ? Il était tout à fait
normal !
- Je suis un garçon, conclut-il.
Et puis, qu’est-ce qui lui arrivait ? Il n’allait tout
de même pas entrer dans le jeu de ce fol allié de Kakeru.
Non, et non. Il était un garçon, un adolescent de son âge,
tout à fait normal.
Normal ?
Oui, mis à part qu’il se transformait en animal. En rat
de surcroît. Et alors ? Ce n’était pas normal ?
Non, non pas trop. Enfin bref. Il se posait beaucoup trop de question à son
goût.
Le jeune homme tourna les talons et quitta la pièce après
avoir regardé le miroir une dernière fois, un froncement
de sourcils assombrissant ses traits.
Yuki entra dans le bureau de l’association et découvrit
en balayant la pièce des yeux, Kakeru qui s’était
endormi, son livre recouvrant son visage.
- Il a même pas lu la première phrase qu’il s’est
endormi, lui annonça Machi.
- Ce n’est pas très étonnant.
Décidément, ce bouquin avait remplis toutes les fonctions
possibles qu’un simple livre normal ne pouvait même pas
en espérer exercer la moitié. Il avait servi en effet
de livre de loisirs _ ce qu’il y avait de plus banal _, d’arme
d’offensive extrêmement violente et de somnifère
qui pouvait vous tuer une bête incontrôlable à lui
tout seul.
C’est alors que Yuki et Machi pensèrent exactement la
même chose et au même moment : ’’Wouahouuuuuuu
!’’
Tohru et Shigure s’installèrent à table pour prendre
leur déjeuner. Kyô arriva un peu plus tard. Ses yeux se
posèrent à la place où il s’asseyait habituellement.
Etait-il si lamentable que cela pour les mathématiques ou était-ce
simplement une erreur de calcul ? Yuki n’était pas là… Il
devait donc y avoir une place restée libre. Il croisa son bras
gauche autour de sa taille, y reposa le coude de son bras droit et
porta sa main sur son menton, comme pour mieux analyser ’’la
chose’’. Au bord de l’explosion, il pointa soudainement
son doigt sur ce ’’trucmuch’’ qui venait comme
un cheveux sur la soupe, s’emparer de force de son propre et
personnel espace vital.
- Euh, qu’est-ce que ce truc fais à ma place, aboya-t-il.
- Hein ?
- Ouin ! Kyô est méchant ! Il ne veut même pas de
son propre cousin ! Ouin, Tohru…
Momiji plongea sa tête dans ses petites mains en pleurnichant.
- Tu vas arrêtez un peu, reprit Kyô en frappant le petit
garçon à la tête. Grandis un peu !
- Grandir ? Oh, oh, oh, Géant vert ! C’est toi Kyô-chan
qui oses dire cela, intervint Shigure. Toi qui es le plus puérile
de nous tous ?
- Oublies le -chan ! Moi ? Le plus puérile, regardes toi un
peu avant de sortir tes âneries ! Pis d’où tu le
sors ton ’’Géant vert’’ ? C’est
quoi ce machin, s’emporta Kyô.
- Mais calmes toi voyons, nous sommes ici entre amis ! Oh, toi, annonça
Shigure, une main sur son front prenant ainsi une posture dramatique.
Toi qui oses troubler la paix et le calme serein qui règne habituellement
dans cette humble demeure que le destin a, de sa bonté sans égale,
offert à une simple famille comme nous. Oh, toi qui oses encore
profaner de tes enfantillages ce lieux si sacré. Toi, oh, toi
qui…
Shigure fut stoppé par Kyô qui le fit voltiger au travers
des portes de papier de riz. Il atterrit lamentablement sur le sol.
- C’est… c’est toi qui paieras la note Kyô-chan,
parvint à articuler Shigure.
Mais il ne tarda pas à se remettre sur pieds lorsque Momiji
lui demanda s’il comptait terminer son ragoût de bœuf.
Il tapota sur son kimono pou en enlever la poussière et parut
bien bonne forme pour quelqu’un qui venait de faire un vol d’un
peu plus de dix mètres.
Tout ce petit monde de nouveau à table, Tohru porta les doigts
de sa main droite sur sa bouche, dans l’allongement de son visage.
Elle commençait à s’inquiéter, Yuki n’était
toujours pas rentré et ils allaient bientôt partir. Kyô l’observa
du coin de l’œil.
- Tu t’inquiètes pour ce sale Rat de Yuki ? Te fais pas
un sang d’encre pour un type comme lui ! Il en vaut pas la peine.
- Quoi ? Dis moi pas que tu es jaloux Kyô, intervint soudain
Momiji.
- Mais arrêtes de dire des conneries sale gosse, répliqua
Kyô. C’est bon, je vais aller le chercher !
Mais Tohru l’arrêta d’un geste de la main.
- Il faut lui faire confiance, je suis certaine qu’il va renter
très bientôt, assura la jeune fille, ses lèvres
ornées d’un sourire radieux.
Kyô rougit légèrement en regardant la main de Tohru
qui tenait toujours la sienne.
- Nan mais ça va, vociféra Kyô. Euh… non,
je voulais dire, tenta-t-il de se reprendre.
Tohru compris, lui lâcha la main et lui adressa toujours avec
le même sourire un petit ’’Merci’’ doux
comme un pétale de fleur de cerisier.
Il se sentit troublé et vint alors se rasseoir tranquillement à sa
place.
Yuki rentra en début d’après-midi. Il trouva la
maison tout débord en un bien triste état. Les portes
de papier de riz qui gisaient lamentablement sur le sol et étaient
maintenant remplacées par une magnifique ouverture sur l’extérieur
laissant ainsi vagabonder l’imagination et les rêves des
plus amoureux de la nature. Tohru faisait la vaisselle au milieu du
vacarme assourdissant dont Momiji et Kyô étaient les acteurs.
Oh ! Et au milieu de ce chaos improvisé, il y avait Shigure.
Shigure.
L’écrivain ne se préoccupait même plus des
dégâts causés sur sa maison mais ce réjouissait
plutôt de la nouvelle décoration qu’il pourrait
s’offrir en utilisant les comptes en banque d’autrui. Toutes
ces pensées avaient un côté sadique et calculateur,
mais c’était Shigure. Yuki songeait qu’il était
inimitable dans son genre. En vérité, tous les membres
de la famille Sôma étaient dans le même cas. Yuki
eut soudain _ pour une fois _ une minuscule pensée pour son
grand frère qui lui, était également un être
unique. Aucun homme, aucune personne, non ! Il n’y en avait pas
deux comme lui. Et si un jour, on présenterait à Yuki
l’occasion de cloner Ayame, sa réponse serait directe,
catégorique et sans appel.
Yuki traversa le couloir sereinement. Dans cette maison, il était
la seule source de calme que l’on pouvait trouver. Momiji, qui
l’aperçut alors du coin de l’œil, se jeta sur
lui et l’agrippa de toutes ses forces. Le prince tangua légèrement.
Il attrapa le petit lapin, tenta de le décrocher et le posa à terre.
Quelques secondes de plus et Yuki aurait terminé ses jours étranglé par
le col de sa propre chemise. Quelle triste fin !
- Viens, viens Yuki-chan ! On t’attendait tous ! On va partir
au Manoir, on va partir au Manoir Sôma, chantonna-t-il en tournant
autour de son cousin.
- J’ai une question Momiji, intervint Yuki. Qui va nous conduire
?
Le lapin eut un petit rire malicieux.
- C’est Hari !
- Pauvre Hatori, pensa Yuki. Il n’en a déjà pas
assez vu avec ces deux clown de Shigure et Ayame, et voilà qu’arrive
de nouveaux bulldozers ! Quelle ambiance il va y avoir dans la voiture
! Je n’ose même pas l’imaginer, quelle horreur !
Un coup de klaxonne retentit à l’extérieur. Tous
se retournèrent. Hatori, le chauffeur particulier de la famille,
venait d’arriver.
- Moi aussi j’ai une question, déclara Momiji. Pourquoi
ce n’est jamais Shi-chan qui nous emmène en voiture ?
Suite à cette question innocente du petite lapin, la pièce
venait soudain de se plonger dans un grand silence. Shigure alors qui
apparut d’on ne sait où, éclata de rire. S’éventant,
il affirma qu’il avait passé son permis de conduire avec
succès. ’’Et du premier coup’’, à ses
dires.
- Cesses de dire n’importe quoi Shigure.
Une voix froide venait de s’élever dan la pièce.
Tous les regards se tournèrent face à l’entrée
et l’on y découvrit Hatori. Cette remarque laissa un trait
de perplexité dans les esprits. Shigure n’avait donc jamais
fait quelque chose de sérieux dans sa vie ? Tous se mirent alors à imaginer
l’écrivain au volant… Quel affreux tableau ! ’’Avec
lui au volant, c’est la mort au tournant’’.
- Dépêchez-vous donc ! J’ai des consultations qui
m’attendent au Manoir, déclara Hatori, froid comme la
glace.
- Mais, mais Hari, bredouilla Momiji. Tu, tu ne viens pas avec nous
?
Hatori observa le visage du petit lapin. Il se laissa alors attendrir
et se plia à la volonté capricieuse de celui-ci.
Dans la Mercedes, Hatori essayait de garder son calme. Première
chose qui le mettait en colère, c’était la vieille
femme de quatre vingt ans qui avançait à une vitesse
d’escargot et qui ralentissait du même coup toute la circulation
de la rue. La deuxième était la suivante…
Momiji et Kyô ne cessait de crier d’enthousiasme et de
colère. Yuki perdait patience mais réussissait avec un
calme surhumain de les ignorer le plus royalement possible. Tohru souriait
du comportement de Momiji et des emportements de Kyô. Ah, et
il y avait aussi Shigure assit à la place du mort. Cette expression
désignait la place qu’il siégeait, mais aussi l’état
dans lequel il allait se retrouver s’il ne cessait pas très
vite ses idioties. Il aimait beaucoup les chansons d’antan. Un
peu trop peut-être. Du moins c’en était trop pour
les pauvres oreilles d’Hatori qui les enduraient mille morts
et qui essayait du même coup de se concentrer sur la route de
circulation.
Enfin arrivés devant le Manoir Sôma, ils descendirent
tous de la voiture, étonnement en un seul et même morceau.
Hatori avait réussi à emmener tout ce petit monde à bond
port sans qu’il n’y eût besoin d’ôter
la vie à quelques personnes peu désirées à l’intérieur
de la Mercedes. Hatori adressa à cette pensée, un petit
regard du coin de l’œil à son cousin Shigure.
Momiji était surexcité à l’idée de
faire visiter une nouvelle fois la demeure Sôma à Tohru.
Yuki tentait de le calmer et Shigure ne cessait de s’éventer,
une ride de supériorité au coin des lèvres. Kyô faisait
la tête. Cela ce voyait d’ailleurs. La moue qu’affichait
son visage était très marquée. On ne lui avait
rien demandé. C’était ce sale lapin qui l’avait
forcé à venir. Et à quoi cela servait-il ? Il
ne pourrait pénétrer à ’’l’intérieur’’.
Momiji était le chef de file. Il invita Tohru à entrer
dans le ’’quartier extérieur du Manoir’’.
Celle-ci fut très impressionnée et très gênée
par le comité qui les attendait. Tous étaient présents,
tous les maudits du zodiaque sino-japonais.
- Bonjour, les salua la jeune fille. Nous sommes désolés
de notre retard mais nous avons eu quelques petits ennuis de circulation,
précisa-t-elle.
Ritsu alors se jeta aux pieds de Tohru.
- Non, hurla-t-il. C’est nous ! C’est de notre faute !
Mais non, j’implique les autres dans ces histoires, je suis vraiment
impardonnable ! Je ne mérite pas de vivre sur cette Terre !
C’est moi, et moi seul, qui leur aie dis de se préparer
pour vous accueillir à l’extérieur car Kyô ne
pouvait pas allé à l’intérieur de la résidence
! Mon Dieu je suis un si médiocre garçon !
- Ouais, bah tu aurais mieux fait de t’abstenir, lâcha
Kyô, toujours aussi énervé.
Des cris déchirèrent la tension qui venait de s’abattre
au sein de l’assistance. Ritsu rampait au sol en s’affligeant
lui-même d’horribles damnations. Il fut stopper par Tohru
qui lui répéta gentiment que ce n’était
pas de sa faute et qu’elle se réjouissait de le revoir
en si bonne forme. Emu, il se mit alors à pleurer en remerciant
les Dieux d’avoir de si bons amis. Il ne le méritait pourtant
pas ! C’est à cet instant qu’intervint Shigure.
Il appliqua sa ’’méthode spécial du système
d’arrêt d’urgence de Ritsu’’. Ce dernier
alors fut pour un court moment ’’débranché’’.
La visite débuta dans un brouhaha infernal. Les enfants jouaient
tout autour des plus grands qui eux, commençait à perdre
patience.
- Pff, Y a rien a visiter ici, c’est mort, se plaignit Kyô.
Mais écoutez ça ! On entend rien, c’est la calme
plat.
- Mais c’est pour Tohru-chan que l’on fait ça, pleurnicha
Momiji.
- Ouais eh bah je m’en contre carre !
Hatsuharu se gratta instinctivement l’oreille.
- Mais ce n’est pas très gentil, osa Kisa.
- Je t’en pose moi des questions ? Non, alors me saoulez pas
!
- Tu crois que tu es pardonnable petit minet, s’imposa une voix.
On se retourna vivement. Non ! On connaissait très bien ces
excès de colère. Kyô avait réussit à réveiller
Black Haru.
- S’il y a une chose que je ne supporte pas, c’est qu’on
s’en prenne aux plus faibles que soi. Tu es trop minable.
- Calmes toi, je t’ai rien demandé à toi !
- Et qu’est-ce qu’il va faire le minou si je refuse ? Me
frapper ? Eh bah voyons, allons y !
Au milieu de la cour du ’’quartier extérieur’’ du
Manoir Sôma une bataille enragée s’était
déclanchée entre le bœuf et le chat. Chacun se jurait
avant de se frapper. Momiji sourit, c’était l’occasion
qu’il attendait.
- Haru va occuper Kyô, annonça-t-il en riant.
Le reste de l’assistance sur leurs talons, ils pénétrèrent à ’’l’intérieur’’ de
la résidence.
Un calme plat pesait dans la cour principale du Manoir. Comme d’habitude,
pensa Tohru. Cependant, il n’était pas le bienvenue comme
elle l’aurait espéré. Il engendrait en elle une
peur incontrôlable. Cette ambiance hostile qui semblait lui murmurer
de partir fit parcourir le long de son échine, un petit frisson.
Momiji lui pris la main pour la rassurer. Le silence pesant était
rompu par la bruyante assistance. Tous criaient de joie, de colère,
d’impatience, d’ennui, et bien d’autres choses encore.
- Bon on va tourner en rond comme ça encore longtemps, demanda
Hiro, au bord de la crise de nerfs.
- Mais moi, j’aime bien me promener avec Grande Sœur et
toute la famille. Pas toi Hiro, tenta de le convaincre Kisa.
- Mm…
- Je sais, je sais, déclara Momiji en sautillant frénétiquement.
On va dans le parc !
- Le parc ?
- Oui !
Tous se récrièrent alors.
- Non.
- Si !
- Non !
- Pourquoi ?
- Parce que.
Momiji rampa aux pieds de Rin.
- Pourquoi ?
- Tu le sais très bien alors cesses de faire l’enfant.
- Mais j’en suis un.
- Momiji, tu es en seconde.
- Et alors !
- Tu n’est plus un gamin.
- Ouin… !
- Momiji, intervint alors Ritsu.
Tiens ? Depuis combien de temps est-il ici celui-là ?
- Je sais que tu te sens coupable, compatit-il. Moi aussi tu sais,
je suis impardonnable ! C’est de ma faute, punissez moi à sa
place ! Ce pauvre enfant n’a rien fait de mal ! Et puis…
Ce fut à Shiguré de prendre les choses en main. Cela
devait normalement être une corvée pour lui, mais au contraire,
il éprouvait un certain plaisir mystérieux à ’’arrêter’’ à l’aide
de ’’sa technique secrète’’ le pauvre
Ritsu lorsqu’il commençait à divaguer.
- Ce parc est celui réservé aux membres des douze, expliqua
Hatori à Tohru. Ce n’est pas contre toi que nous n’avons
pas envie de t’y conduire mais c’est uniquement pour ta
sécurité. Akito s’y trouve souvent d’ailleurs.
Voilà pourquoi cela nous gêne un peu de t’y conduire.
Tu comprends maintenant Momiji, lui demanda le dragon en s’agenouillant.
Le petit lapin se contenta d’hocher la tête.
- Quelle heure est-il, interrogea Ayame.
- Trois heure, pourquoi cette question ?
- Eh bien…, Ayame repoussa ses cheveux en arrière. Je
sais ! Je sais, c’est normal d’ailleurs. Je sais toujours
tout sur tout ! Je suis d’une allure élégante et
bourré de charme. Un esprit romantique, bercé par le
sentiment fraternel qui m’envahit tout entier, se venta-il en
s’approchant de Yuki. Eh, oui ! Yuki ! Regardes ton frère
et prends donc exemple sur lui !
- Jamais.
- Oh mais si tu verras ! C’est ton esprit rebelle d’adolescent
qui te fait dire des choses pareilles à ton grand frère
que tu aimes tant ! Vois-tu… Je sais tout sur tout ! Aucun homme,
aucune personne ne peut rivaliser avec moi ! Tu le sais ! Je suis si
unique ! Et si un jour, l’occasion de me cloner se présentait à toi… Refuses
je t’en prie ! Je serais rival avec moi-même, jaloux de
mon autre qui s’approcherait de toi et s’attirerait ta
compassion. Oh, Refuses je t’en pie !
- Pas besoin de me le dire, je préfère me tordre le cou
plutôt que de te cloner un jour, Ayame. Parce que, comme tu le
dis si bien, il ne faudrait jamais, qu’un double de toi apparaisse.
- Oh... Yuki ! Tu… tu me combles de joie, balbutia-t-il, les
larmes aux yeux.
Il n’a vraiment rien compris, pensèrent-ils tous.
- Bon maintenant ça suffit, s’imposa Hatori. Pourquoi
cette question.
Ayame pouffa de rire avant de se reprendre. Il était soudain
de venu l’exemple même du sérieux. Ce changement
de personnalité laissa tout le monde plongé dans une
immense perplexité.
- D’après mes connaissances… Akito est dans ses
quartiers à l’heure qu’il est, nous pouvons donc
conduire la Princesse dans notre parc privé.
Les enfants approuvèrent mais Hatori resta septique. Il finit
par céder à Kisa dont les lèvres étaient
ornées d’un radieux sourire d’enfant.
Durant près de deux heures, tous s’amusèrent ensemble
dans le parc privé des douze. Tohru se sentait gênée
d’avoir été invitée dans un lieu aussi beau
mais Shigure et Rin la rassurèrent. Le parc était pourtant
si somptueux ! Elle ne le méritait pas, à son avis. Toutes
sortes et espèces de fleurs, d’arbres et arbustes y était
confondues. Au beau milieu de ce magnifique paradis vert, un immense
cerisier aux mille pétales rose pâle trônait. Tohru
se reposa à son pied en bonne compagnie. Rin parlait avec elle
et les enfants, y compris Ayame, se couraient après autour du
gigantesque cerisier.
Hatori et Shigure les observaient du coin de l’œil.
- Dis, pourquoi tu étais si pressé de partir tout à l’heure
? Ne me dis pas que c’est pour tourmenter cette pauvre éditrice
!
L’auteur sarcastique se tordit de rire.
- Mais non, mais non, répéta Shigure.
Au même moment, ladite pauvre éditrice se lamentait à la
porte e la maison de son bourreau. Désespérée
de ne trouver âme qui vive aux alentours, elle courait tout autour
de la maison pour tenter de trouver une entrée qui ne serait
pas fermée. Malheureusement, dans sa course effrénée,
elle n’aperçut pas le pilier qui se dressait devant elle.
Une énorme bosse naquit sur son front violenté. Elle
s’abomina, seule dans ses propres sanglots. La pauvre éditrice
patientait le retour de Shigure, celui qui ne pensait qu’à la
faire souffrir. Alors elle se demanda pourquoi elle était son
souffre douleur et pour quelle raisons aimait-il se venger sur elle.
En vérité, il ne s’agissait pas d’une vengeance
mais d’un simple jeu auquel s’abandonnait l’auteur
lorsqu’il ne savait plus qui martyriser. L’éditrice
se redressa ensuite et bascula. L’étourdie n’avait
pas vue la marche de la terrasse et était tombée sur
le sol. Comme si cela ne suffisait pas, elle se cogna la tête
lorsqu’elle se remit sur pieds. Elle aperçut alors, sous
la terrasse, une petite enveloppe où il était inscrit
: ’’pour mon éditrice préférée,
Shigure.’’. Décidément, elle ne savait pas
où cet auteur de malheur trouvait autant de cachettes. Car celle-ci,
il l’avait bien cherchée. Et puis, quelle idée
de dissimuler les dernières pages de son roman sous la terrasse.
C’était comme s’il avait su exactement ce qui allait
se dérouler durant son absence. Shigure était vraiment
un être diabolique.
- Quelle heure est-il, demanda Ayame.
- Tu n’en as pas marre de te répéter Ayame, l’interrogea
Yuki.
- Oui !
- Alors pourquoi tu le fais ?
- Je sais pas !
- Quel idiot né, affirma Yuki.
- Mais non !
- Mais si.
- Quoi encore, les interrompit Hatori.
- Quelle heure est-il ?
- Tu n’as pas oublié quelque chose, demanda Shigure.
- Non.
- Si.
- Quoi ?
Shigure observa Ayame. Alors, comme s’ils étaient connectés
par une terrible et effrayante télépathie, ils pouffèrent
tous deux de rire.
- A oui, se souvint le serpent.
- Allez dis le, insista Shigure.
- Non toi !
- Mais non !
- Bon, ensemble alors !
- Oui.
- Aller à trois… Un, deux, trois.
- Quelle heure est-il Monsieur le Loup.
Ils éclatèrent ensemble de rire mais ils reprirent immédiatement
leur sérieux lorsqu’ils reçurent sur le crâne
un coup du sage Hatori.
- Alors, où tu voulais en venir Ayame ?
- Quelle heure est-il Monsi…
- Arrêtes !
- Oui, désolé. Quelle heure est-il ?
- Six heures.
- Mm…
- Quoi ?
- Nous ferions mieux de partir avant que…
Mais il n’acheva pas sa phrase.
- Bonjour à tous.
Une sombre silhouette apparut alors dans cette ambiance qui était à la
fête. Elle se faisait de plus en plus distinct à mesure
qu’elle avançait. C’est à ce moment que l’on
aperçut les pans d’un kimono rouge traînant au sol.
De toute sa hauteur, le personnage afficha un sourire narquois au coin
de ses lèvres rosies par la chaleur du radieux soleil qui luisait
dans le ciel bleu de cette après-midi qui deviendrait bientôt
un véritable cauchemar vivant.
Kyô et Haru, essoufflés, avaient cessés de se
jurer l’un l’autre. Ils s’échangèrent
des regards noirs avant que Haru ne redevienne White. Il se plaignit
d’être fatigué et d’avoir un mal de tête
faramineux. Kyô resta déconcerté. Ils balayèrent
du regard les alentours. Tiens ? Personne ? Ils les avaient donc laissés
? Très absorbés par leur combat, ils n’avaient
même pas remarqué l’absence des autres.
- Ils sont passés où, demanda Kyô.
- Je crois savoir mais…
- Mais quoi ?
- Je ne ma souvient plus très bien.
- Eh bien ! Accouche !
- Momiji m’a dit qu’il voulait aller au parc des douze
ce matin, peut-être qu’ils y sont déjà.
- Evidemment pauvre cloche ! Tu crois vraiment qu’ils nous auraient
attendus. Oh, je te jure ! Si tu ne devenais pas Black en si peu de
temps !
Kyô aida son cousin à se relever.
- Bon, on y va, proposa Haru.
- Ouais.
Kyô réfléchit une seconde.
- Attends, ça va prendre trop de temps à pied, même
si on court !
- Alors, qu’est-ce que tu proposes ?
Kyô regarda son cousin avec insistance. Haru ne tarda pas à comprendre.
Il agita vivement la tête de gauche à droite. Il en était
hors de question !
Sur le vélo ou plutôt, sur la bicyclette de Haru, les
deux cousins se battaient pour savoir qui prendrait le volant. De ce
fait, Kyô, assit à l’avant, se trouva écrasé par
Haru qui exigeait de conduire. C’était son vélo
après tout. Les accessoires accompagnant la bicyclette n’étaient
pas nombreux car il y en avait en effet assez seulement pour une seule
personne. Pour ne pas causer une nouvelle bataille, Haru le pacifique
décida de partager. Lui avait les gans et Kyô portait
les lunettes. Kyô, en plus des lunettes qui l’empêchaient
de voir où il allait, avait la certaine main d’un bœuf
qui aveuglait sa vue. Et quand par malheur, il ne vit pas le rocher
qui sortait de terre, ils s’élevèrent tout deux
dans les airs. Kyô avec ses lunettes de mouche et Haru vêtu
de son long manteau blanc étaient devenu des insecte volants.
Cette nouvelle espèce d’arthropodes était digne
d’attirer les collectionneurs du monde entier. Haru, toujours à cheval
sur son cousin aperçut le pilier de l’entrée du ’’quartier
intérieur’’ de la résistance, il l’évita
de justesse.
Ils aperçurent de loin le parc. Ils eurent alors un frisson
d’horreur en apercevant la silhouette qui venait de se dresser
devant l’assistance. Kyô, en proie à une colère
soudaine, accéléra le rythme. Il se concentra sur la
clôture donnant l’entrée au parc. D’ailleurs
peut-être un peu trop. En ne regardant que la clôture,
il ne vit pas l’arbre qui se trouvait juste à côté.
Oups ! Il le prirent tous deux de plein fouet et firent un vol plané d’environ
une quinzaine de mètres.
Durant ce dernier vol des nouveaux insectes de la classification, ils
parvinrent, malgré la vitesse, à observer les visages
figés de toute l’assistance. Ce temps de vol était
un recors. La Royal Air Force était vaincue.
Haru et Kyô s’écrasèrent lamentablement sur
le sol. Ils se redressèrent rapidement et le bœuf ne prit
même pas le temps de réduire à l’état
de pâté son cher cousin qui avait fracassé son
vélo contre l’arbre.
- Eh bien ! Je vois que tout le monde est ici. Même toi, fit-il
remarquer en adressant à Kyô un sourire dédaigneux.
Parfait !
- …
Cela fut la seule réponse qu’ils donnèrent.
- Tiens ? Mais, il y a une intruse ! Petite idiote ! Que comptes-tu
faire ici ? C’est un espace réservé aux membres
des douze ! A mes maudits ! Quoi ? Tu te crois tout permis ? Tu penses
que tu peux tout t’autoriser, à en aller jusqu’à venir
ici, dans un parc qui ne t’est même pas autorisé !
Sale petite pouilleuse.
- Ca suffit, intervint violement Kyô. T’as aucun droit
de la traiter de la sorte.
Akito pouffa.
- Ah oui ? Et mon cher Kyô, depuis quand me tutoies-tu ? Tu ne
respectes même pas ton chef de famille ?
- Pff… Premièrement, t’as le même âge
que moi et deuxièmement, je vois pas pourquoi j’aurais
du respect pour toi alors que tu humilies les autres ! Mais dis moi,
il y a une raison à ça non ? En vérité tu
te venges ! On te fais subir tout ça alors tu fais souffrir
les autres ! Ah ! Tu es vraiment un minable.
Tous regardèrent Kyô d’un air grave. Il était
le seul jusqu’à présent à avoir osé parler à Akito
aussi crûment. ’’La chef’’ de famille
détourna les yeux et ceux-ci alors croisèrent ceux de
Rin. Ses yeux la toisèrent, son regard était soutenu.
Akito s’approcha lentement. Lorsqu’elle arriva à sa
hauteur, elle lui prit délicatement une mèche de ses
cheveux, qu’elle fit glisser entre ses doigts.
- Toi aussi ? Tu oublies ce que je t’ai fait. Tes cheveux, oh,
ceux que tu aimais tant !
Hatsuharu courut et sépara Rin, la femme qu’il aimait,
de ’’sa chef’’ de famille. Il se trouvait maintenant
entre elles deux, il voulait uniquement protéger la femme de
son cœur.
Tohru resta sous le choc. C’était donc elle qui lui avait
coupé les magnifiques cheveux de Rin. Mais c’était
horrible !
Akito aperçut du coin de l’œil la réaction
de la jeune fille. Elle s’avança un peu, mais restait
tout de même à distance, comme si elle pouvait être
contaminée par une quelconque maladie dont la jeune fille serait
atteinte. Elle ricana.
- Pauvre peste ! Que croyais-tu au juste hein ? Que Rin s’était
coupé les cheveux toute seule ? Pour une idiote qui prétend être
son amie, tu ne t’es même pas aperçus de ça
? Tu es vraiment tombée très bas.
Rin voulut intervenir mais Haru la prit par les épaules et la
retint d’agir. Elle tenta une nouvelle fois de se dégager
de son emprise mais elle lisait dans ses yeux qu’il ne cèderait
pas.
Tohru savait qu’elle devait garder le secret. Personne ne devait
savoir que Akito était une fille. Elle observa un moment Kureno
qui agitait lentement la tête de gauche à droite. Elle
ne pouvait plus le garder, elle allait craquer. Les propos qu’Akito
venait de tenir lui avaient fait beaucoup de peine mais Tohru savait
que c’était elle, ’’ladite chef de famille’’,
qui souffrait le plus. La compassion qu’elle avait pour l’être
humain au sens général du terme, l’emporta sur
le serment qu’elle avait fait au coq et qui semblait se trouver
bien loin à présent.
- Vous devriez pourtant comprendre, commença Tohru.
- Pardon ?
- Vous devriez comprendre les sentiments des femmes, ces sentiments
de douleur qu’elles ressentent toutes…
Tous restèrent perplexes. Aucun ne savait où Tohru voulait
en venir.
- … Vous qui êtes un femme.
C’est alors que même à une centaine de mètres,
on pourrait encore apercevoir le trou béant qui s’était
formé sur toutes les bouches.
Akito ne supporta pas tous les regards qui étaient braqués
sur elle et qui la fixaient.
- Qu’avez-vous tous ? Je vous hais, vous entendez ! Ne me regardez
pas ainsi ! C’est à cause de toi ! De toi, s’étrangla-t-il
en pointant un index menaçant sur la jeune fille. Tu te crois
vraiment tout permis ma parole ! Je te hais, toi ! Sale garce ! Toi,
tu crois quoi ? Que tu peux lever cette malédiction ? Mais tu
ne sers à rien pauvre folle ! Idiote ! Ignare ! Tu crois que… Mais
réveilles toi ! Tout t’est interdit dans mon cercle des
douze ! Kyô aussi d’ailleurs.
A ce nom prononcé, un sourire narquois se dessina sur ses lèvres
et alors elle reprit, plus calmement.
- Tiens Kyô ! En parlant de lui et de tes interdits justement.
Tohru se redressa de terreur. Qu’allait-elle faire ? Qu’allait-elle
dire ?
- Non seulement tu n’as pas le droits de t’approchez des
douze autres mais saches que lui aussi m’appartient, même
s’il est maudit par l’esprit du chat. Tu n’as donc
pas le droit de t’approcher de lui, entends-tu ?
Elle éclata de rire.
- Tu es interdite de tout ! Tout t’est interdit ! Tu ne peux
rien et tu n’as le droit à rien ! Il t’es interdit
de l’aimer tu m’entends ? Il vous est interdit de vous
aimer, s’égosilla-t-elle.
Ces dernières paroles raisonnèrent comme un interminable écho
dans l’esprit de la jeune fille. Tohru fut alors prise d’incontrôlables
tremblements. Ses yeux ne voyaient plus rien, ils étaient tout
simplement vides. Elle croisa ses bras machinalement autour d’elle.
Les tremblements devinrent de plus en plus présent et tous remarquèrent
son changement d’état. Elle n’avait étonnement
plus de forces, ses jambes étaient plus lourdes et elle ne les
supportait plus. N’ayant plus envie de rien, ayant même
perdu toute notion du temps et oublié tous ceux qui se trouvait
autour d’elle, Tohru s’écroula à genoux au
sol. Ses bas qui l’entouraient toujours se décroisèrent
petit à petit. Au même instant, elle s’aperçut
que des larmes coulaient le long de ses joues. Ses mains tremblantes
se portèrent d’elles-mêmes sur son visage.
Akito était la seule à se réjouir de ce triste
spectacle.
- Tu l’aimes donc ? Oh non ! Ce n’est pas vrai, mais quelle
idiote !
Au milieu des rires narquois d’Akito qui venaient de s’élever
dans le silence qui était quelques secondes plus tôt tombé,
Kyô osa s’approcher d’un ou deux pas, une main tendue
vers la jeune fille. Le voile de larmes qui recouvrait ses yeux devint
moins dense et elle parvint à apercevoir la main secourable
de l’homme qu’elle aimait. Ce même voile alors s’épaissit,
et sa vue devint de nouveau très floue.
D’un geste vif, elle se redressa et courut aussi loin que ses
jambes le lui permettaient. Personne ne réagi, il laissèrent
cette tâche à une autre personne beaucoup plus concernée
par les évènements. Les jambes de Kyô se mirent
en marche et supportaient un rythme intenable.
Tohru courait, toujours plus loin, toujours plus vite. Sa tête
entre ses mains meurtries de tremblements incessant, elle ne distinguait
même pas le chemin qu’elle empruntait. Elle se trouvait
dans une forêt ? Certainement car elle sentait des feuilles craquer
sous ses pieds. Peut lui importait après tout où elle était
et où elle se rendait, puisqu’elle ne pouvait rien et
que tout lui était interdit. Elle pensa alors à Kyô.
Elle éclata en sanglots. Bousculée par les cris de ses
propres pleures et des ses pensées de Kyô qui la tiraillaient
et qui la tuait, elle n’entendit pas les pas d’une autre
personne qui l’avait poursuivit et qui venait de la rattraper.
Elle ne comprit alors pas ce qu’il se passait mais elle sentit
simplement une chaleur qui envahissait ses lèvres. Elles avaient
cessées de trembler et Tohru ne courait plus. Elle ne s’en était
même pas aperçut. La seule et unique chose qu’elle
sentait, c’était cette douceur qui lui volait ses lèvres
et son cœur. Elle ouvrit les yeux et distingua le visage de Kyô qui
venait de se détacher du sien. Elle était dans ses bras,
heureuse et paisible. Il ne s’était pas transformé car
Tohru aimait de tout son cœur et de toute son âme cette
personne maudite par l’esprit repoussant du chat.
Et alors, on pouvait voir s’échapper de leurs sourires
au beau milieu de ce doux crépuscule de nuages rose orangé,
ce sentiment d’amour et de joie, fruits de cette si frêle
promesse que leurs espérances eurent exaucés.
****
Tous étaient libres et ils le devaient à Tohru, une simple
jeune fille qui, par le simple pouvoir de l’amour, était
parvenue à les délivrer de l’affreuse malédiction
dont ils étaient victimes.
Au cours des mois qui suivirent, on distingua plusieurs tourtereaux,
qui avaient finis par se rencontrer et oser s’approcher les uns
des autres…
Dans le top des douze nous retrouvons tout d’abord le plus effrayant
de tous…
Shigure et Akito. Cette dernière qui justement était
devenu progressivement une personne un poil plus normale. Car en vérité,
elle aussi était prisonnière.
Notre compagnie de tourtereaux vous présente, le couple le
plus déganté…
Ayame et Mine ! Ils passent tous deux des jours heureux dans leur petite
boutique aux activités étranges, non reconnues par l’Etat.
Le plus animé de tous grâce à un certain fol allié de
beau-frère…
Yuki et Machi, qui ne peuvent pas avoir la paix cinq minutes. Les seuls
baisers qu’ils purent s’échanger ont été très
courts, malheureusement pour eux. Un certain Kakeru ne laissait jamais
tranquille les occupations de son meilleur ami et de sa demi-sœur.
Il en allait même jusqu’à les suivre en cachette
dans les rues et dans les cinémas. Ce rôle d’enquiquineur
de première n’avait cependant pas que des avantages… Ses
activités découvertes par sa petite amie le contraignent à utiliser
tout son argent de poche pour acheter de la viande. Il fallait faire
taire les témoins, par n’importe quel moyen aussi cher
soit-il.
Oh ! Le plus choux de tous…
Hiro et Kisa, qui ne sont pas en âge de se communiquer leur amour
mais dont quelques gestes attentionnés de la part du jeune homme
son si mignons !!!
Le couple le plus désolé…
Ritsu et l’éditrice ! Tous deux ne savent que s’excuser
et se lamenter à tour de rôle mais ils sont tellement
rigollots à voir.
Le couple dont l’histoire était assez compliquée
mais que nous attendions tous…
Hatsuharu et Rin ! A enfin, nous les attendions. Ils vont si bien ensemble
!
Hatori se retrouve malheureusement… Non ! Il se trouve actuellement
avec Mayuko ! Hourra !
Le petit Momiji, il a grandit ! _ Mais ça, nous le savions
déjà _ Et est devenu l’un des plus beau jeune homme
du lycée. Il est un cœur à prendre en ce moment
mais il ne tardera certainement pas à se trouver une petite
amie.
Il voit de plus en plus sa sœur, Momo, qu’il adore. Celle-ci
sait qu’il est son frère mais sa mère ne l’a
malheureusement toujours par reconnu comme étant son fils, mais
ces choses là prennent du temps ! Pas à pas, ils vont
avancer pour très bientôt se rencontrer.
Il en a un autre aussi…
Cette histoire d’amour est très belle ! Kureno n’a
plus peur de se confondre avec les autres et de s’éloigner
d’Akito. Lui et Arisa s’entendent très bien !
Kagura, la petite Kagura ! Mignonne comme elle est dans le même
cas que Momiji. Avec cependant un petit problème en plus. Si
elle veut se trouver quelqu’un, il faudrait qu’elle régule
ses excès de colère ou plutôt, de compassion et
d’amour un pu violents !
Il y en a un autre, qui bat le recors du mystère et de l’étrange.
Saki a très vite remarqué les excellentes ondes qui émanaient
du Maître Kazuma. Ils sont devenus très proches tous les
deux. Peut-être un jour… Mais il y en a un qui va fermement
s’opposer à cette union improbable _ du moins en ce qui
le concerne _ … Kyô. Il n’imagine pas du tout Saki
dans le rôle de sa belle-mère. Il ne veut d’ailleurs
même pas l’imaginer. Pauvre Kyô, être poursuivit
chaque jour par ces ondes étranges… Que tous le soutiennent
car nous en sommes maintenant certains, il ne tiendra même pas
une journée. Paix à son âme.
Et pour finir… dans le top du top, la première place
de ce top des douze nous recevons avec des tonnes d’applaudissements…
Kyô Tohru ! Alors ce couple là… Nous pensions que
cette histoire ne finirait jamais par avancer… Mais voilà maintenant
où nous en sommes.
Tohru adore les enfants et si jamais un jour elle venait à en
espérer un, un petit garçon serait le bienvenu. Nous
n’imaginerons jamais Kyô avec une fille dans les pattes
mais il aurait un rôle de père des plus exemplaires avec
un petit garçon… Imaginons, un mini Kyô… C’est
si craquant ! Il réside seulement un petit problème… Les
deux amoureux n’auront pas le choix du prénom de l’enfant.
Arisa et Saki prenne d’elles-mêmes cette initiative. Le
petit bout de chou devra se prénommer Katsuya un point c’est
tout ! Nos deux tourtereaux qui ont de loin notre préférence à tous
ne seront pas au bout de leurs peines…
Fin
Voilà, j’espère que cette petite histoire vous
aura plu ! Dans tous les cas, je peux vous assurer que je me suis bien
amusée en écrivant cette fanfic même si j’ai été prise
par le temps.
Cependant, je pourrais comprendre si quelqu’un me dit que la
dernière partie de ma fic est assez étrange, moi-même,
je ne sais pas ce qu’il s’est passé quand j’ai écrit
cela. C’est ce qui fait que l’on s’amuse lorsqu’on écrit.
Tous les délires que j’ai écrits, je les dédie à ma
Tsuki-chan et à ma Yukyo-chan que j’adore !!!
Elles m’ont toutes deux soutenues car j’ai bien faillit
ne pas participer à ce concours, manques de temps. Hier soir
encore je me suis accrochée ! Jusqu’à minuit j’ai
résistée ! Il fallait que je la termine absolument !
Et plus d’une fois j’ai réussit à échapper
aux bras de Morphée ! (Kyah ! Quelle rime ! Whouah !... je rigole
!!!)
Ah, que ferions nous sans des amis ! Oh, les filles, sachez que je
vous adore !
Je sais que je parle un peut pour moi là ! Je suis désolée
! Bref ! Merci à tous ceux qui lierons cette fic ! J’attends
vos commentaires avec impatience !
^-^
Natsuki (-chan pour les intimes… Je rigole !)