Mauvaise ou bonne journée ?
Il est encore très tôt mais on entend déjà tomber
la pluie à verse dehors.
Il paraît que ça va durer ainsi toute la journée… C’est
triste pour un 14 mars ! Tohru fut soudainement sortie de sa rêverie
par les pas de Yuki dans l’escalier et se remit précipitamment à la
confection du petit déjeuner.
«
Bien dormis Tohru ? »
Yuki venait d’entrer dans la salle un air enthousiasme, qu’on lui
voit rarement, sur le visage.
«
Oui, oui... très bien ! Répondit Tohru un sourire embarrassé aux
lèvres, ne t’inquiète surtout pas ! »
Yuki resta un instant interdit, pourquoi Tohru lui précisait-elle de
ne pas s’inquiéter ? il l’observa en silence un moment et
remarqua de légères cernes sous ses yeux ce qui l’alerta.
«
Si quelque chose ne va pas, avança-t-il en se rapprochant de la jeune
fille, n’hésite pas à m’en parler. »
«
… »
«
Tu sais, reprit-il un moment plus tard car elle ne répondait pas, après
tout le bien que tu m’as fait je serais ravi de pouvoir à mon
tour te soulager si quelque chose te tracasse. »
Torhu rougit. Lorsque Yuki parlait ainsi, elle ne pouvait s’empêcher
d’être heureuse. Elle bafouilla une nouvelle fois que tout allait
bien et baissa la tête, faisant mine d’être absorbée à la
tâche. Ne voulant la gêner d’avantage Yuki n’insista
pas, s’assit à table et salua Shigure venant de faire son apparition
dans la cuisine.
«
Yuki ! S’exclama immédiatement celui.-ci avec un grand sérieux,
j’ai tout entendu ! N’as tu pas honte de compter fleurette comme
tu le fais à Torhu si tôt le matin ! Les jeunes fleurs sont fragiles
lorsque la rosée alourdie encore leurs pétales, il faut les ménager
! »
Le bruit d’un plat qui se brise l’arrêta dans son élan
poétique. Les deux cousins se tournèrent vers Tohru, l’un
perplexe et l’autre amusé, qui s’attelait déjà à ramasser
les morceaux le visage cramoisi. « J’aurais donc vu juste ! S’enthousiasma
Shigure, voilà une jeune fille prise dans la folle tourmente de l’amour
! »
Alors que Tohru crut sentir son cœur cesser de battre, elle entendit Yuki
faire taire Shigure en deux trois mots très clairs, accompagnant le
tout d’un regard assassin. Shigure s’assit à son tour, un
sourire amusé au visage, accusant Yuki d’être injustement
cruel avec lui.
Une petite demi heure plus tard, ils avaient fini de manger, la vaisselle était
faite et les deux lycéens se préparaient à aller en cours
lorsque Kyo descendit bruyamment les escaliers en rallant. « Pourquoi
ne m’a-t-on pas réveillé ?! Il se jeta sur un reste de
riz qui traînait sur la table et l’avala en vitesse. Ce n’est
pas trop demander tout de même !!!
Excuse nous Kyo, répondit calmement Shigure, mais Torhu est allé voir
dans ta chambre et te trouvait un air fatigué alors… QUOI ??!!!
Il fut brutalement interrompu par Kyo et Torhu simultanément. Ah ! Fit
Kyo en grognant, je me demande pourquoi je marche toujours aux blagues de mauvais
goûts de ce sale chien ! » Tandis que Shigure partait travailler
dans sa chambre, se tordant de rire au souvenir des visages embarrassés
de Kyo et Torhu, cette dernière s’activait bruyamment pour cacher
son trouble à la recherche de son parapluie. C’est Kyo qui le
lui tendit. Elle rougit de plus belle. Arrête, se reprocha-t-elle, tu
ne fais que ça depuis ce matin !
[après les cours]
Tiens ! Il ne pleut plus finalement, Kyo doit être ravi !
Torhu, Arisa et Hana venaient de finir leur journée par un cours de
cuisine où Tohru, comme d’habitude, avait tout préparé pour
elles trois. Elles sortaient du lycée quand Hana porta vivement la main à son
front.
«
Je sens d’inquiétantes ondes par ici… » dit elle à voix
basse.
«
Que Quoi ??!!! » s’alarma aussitôt Tohru. Mais l’alerte était
passée, les ondes avaient disparus de l’esprit d’hana qui
sourit à Tohru pour ne pas l’inquiéter.
«
As-tu déjà reçue des chocolats ? » Demanda-t-elle
pour lui changer les idées. Tohru lui répondit que non mais qu’elle
n’en méritait pas de toute façon et qu’elle comprendrait
si… Elle fut coupée par ses amies qui la regardaient en rigolant.
«
Tu ne changeras jamais Tohru, lui dit Arisa en la prenant amicalement dans
ses bras, mais c’est très bien comme ça !
Nous sommes donc les premières ! s’enthousiasma Hana en tirant
un paquet de papier rose hors son petit sac noir, Voilà pour toi ! Elle
lui tendit le paquet, Ce sont des chocolats au riz commandés exprès
pour toi ! Bien que nous ne sommes pas des garçons entichés de
toi… Hana fut interrompu par Arisa lui demandant si elle en était
bien sûre et elles rirent toutes les deux, regardant Tohru avec bienveillance.
Celle-ci, rosit pour la énième fois de la journée et s’excusa
de ne rien leur avoir apporté.
«
Je vous en ramène demain ! Affirma-t-elle d’un air décidé,
Je m’y mets tout de suite en rentrant ! »
Ses amies lui intimèrent de ne rien en faire et elles se quittèrent
toutes trois quelques rues plus loin en se souhaitant bon soir.
Tohru rêvait en rentrant chez elle, chez les Soma, chez … Elle
marchait rapidement serrant son précieux paquet contre son cœur
lorsqu’elle rencontra Shigure revenant du centre ville.
«
Tiens ! Salut Tohru ! s’exclama celui ci, Ta journée c’est
bien passé ?
- Oui, merci, et vous ? Vous étiez en ville ?
- Oui, j’avais une course très importante à remplir pour
quelqu’un… ajouta-t-il sur le ton de la confidence.
- Pour qui ? s’enquit Tohru.
- Oho !!! Mais voyez vous donc cette jeune fille indiscrète ! »
Comme Tohru s’excusait pour son indiscrétion il précisa
que un certain jeune homme n’approuverait pas qu’il lui divulgue
cette précieuse information ce qui eu pour effet de tenir Tohru muette
jusqu’à leur arrivée à la demeure.
Tohru déposa ses affaires dans sa chambre tandis que Shigure se rendait
dans sa chambre puis elle redescendit dans la cuisine pour y préparer
le dîner.
Un quart d’heure plus tard Shigure redescendit avec Yuki, tout deux en
kimono traditionnel.
«
Tohru ! On ne t’as pas mise au courant avant mais les 12 doivent se réunirent
ce soir… Akito a décidé que l’on devait fêter ça
ce matin, dit Shigure, mais je n’ai pas très bien compris pourquoi,
rajouta-t-il à voix basse pour lui-même.
- Oh ! fit elle surprise, et bien, ce n’est pas grave mais si je l’avais
su je n’aurais pas commencer à cuisiner pour quatre…
- Tohru, dit Yuki en s’avançant, ça me navre beaucoup de
te laisser ici, si je l’avais su plutôt, tu sais que …
- Ce n’est rien ! Le coupa-t-elle en souriant. Amusez vous bien là bas,
je me débrouillerait toute seule.
- Tu es sûre que ça ne te fait rien parce que sinon, je peux peut-être..
- Non, non Yuki ! Ne te prive pas du plaisir de voir tous les autres pour moi
! Ne t’inquiète pas !
Ne pas m’inquiéter… encore… j’espère
que tout va bien ma chère Tohru, si il devait t’arriver quelque
chose ce soir, je ne pourrais jamais me le pardonner. Mais, même si ça
me fait rager de dire ça, tu ne risques rien, Kyo, lui n’est pas
invité et va revenir d’un instant à l’autre du dojo
de son maître. Si c’était une manoeuvre d’Akito, pourquoi
t’aurait-il laissé Kyo ? Non, tout devrait bien se passer.
- Tiens, dit-il en lui tendant une boîte en carton bleu clair, c’est
pour toi !
- Tu n’aurais pas du ! »
Elle lui prit la boîte des mains avec délicatesse et le remercia
du fond du cœur de son cadeau.
Shigure et Yuki lui souhaitèrent bonne nuit en s’en allant, précisant
qu’il ne rentreraient pas ce soir. Tohru leur sourit, les regarda s’éloigner
avant de rejoindre la cuisine où elle s’écroula sur une
chaise.
Je dois être forte… pourquoi m’attendais-je à quelque
chose ? Il n’a jamais rien dit, je n’ai jamais rien dit, qu’est
ce qui me permettait d’espérer quoique ce soit ? Mais j’aurais
tout de même souhaiter le voir, juste le voir avant qu’il ne parte à la
fête… que je suis égoiste ! Reprends toi Tohru ! Que t’arrive-t-il
?! Ce pensant elle s’était relevée et brandit son poing
armé d’une cuillère devant le visage étonné de
Kyo.
«
Que t’arrive-t-il Tohru ? Lui demanda celui-ci.
- Heu… Tohru rougit plus qu’elle ne l’avait fait tout le
long de la journée, je te croyais déjà partit…
- Partit ? Mais où ça ?
- Et bien… à la fête commandée par Akito… Tohru
se sentait de plus en plus bête à bredouiller ainsi devant Kyo.
- Ah ça ! dit il en se passant une main dans les cheveux, oui je suis
au courant mais figure toi que je n’y suis pas invité.
- Ahhh… Tohru ne savait plus que dire, et bien je suis ravie… euh… non
! Je suis désolée pour toi !
- Ne soit pas désolée ! Il lui sourit. En fait, je préfère
mille fois rester ici avec toi que d’ aller là bas !
- Bon… et bien je continue le repas dans ce cas ! »
Tohru se précipita, un air décidé sur le visage à ses
fourneaux. Kyo sourit de nouveau et lui annonca qu’il montait prendre
une douche avant de manger. Tohru, très occupée, lui répondit
d’un vague acquiescement de la tête.
Il n’est pas invité !
Tohru se reprochait intérieurement de s’en réjouir mais… c’était
difficile !
20 minutes plus tard, quand Kyo redescendit, la table était déjà mise
et le repas servit.
«
Et bien ! remarqua-t-il, Tu as l’air de t’être donné du
mal ! »
Tohru ne répondit rien et l’invita à passer à table.
Ils commencèrent à manger en silence.
Ils mangeaient sans oser se regarder en face, le silence gêné se
prolongea un moment avant que Kyo se décide à le briser en fin
de repas.
«
C’est… vraiment… très bon ! Dit-il, s’injuriant
mentalement de ne rien avoir trouvé de plus intelligent à dire.
- Merci… j’ai faillit mettre du poireau mais j’ai évité la
catastrophe à temps ! Bafouilla-t-elle. Kyo rigola et l’ambiance
se détendit.
- J’ai quelque chose pour toi… Il tira un paquet de sa poche et
le lui tendit, des… chocolats, je suis désolé mais…
- Merci beaucoup ! s’exclama Tohru, en veux tu un ? »
Ce disant, elle ouvrit le paquet et tous deux écarquillèrent
les yeux en grands devant son contenu.
De petits chocolats noirs et blanc en forment de cœur.
«
Je n’aurais jamais du demander à cette saleté de chien
d’aller acheter les chocolats parce que je n’avais pas le temps
! S’énerva Kyo, rouge de confusion.
- Non… ce n’est pas grave, le tempéra Tohru et comme Kyo
la regardait, surpris, elle repris en s’embrouillant un peu, ils sont
très bons ces chocolats ! Tu n’en veux vraiment pas ? »
Kyo se calma aussi tôt et accepta un chocolat. Il du reconnaître
que Shigure avait fait un bon choix malgrès les apparences. Ils reprirent
un chocolat, leurs mains se frôlèrent et ils les retirèrent
vivement, embarrassés. Un nouveau silence s’installa mais agréable
celui-ci. Ils restèrent un instant comme ça, à contempler
ensemble le ciel étoilé par la fenêtre lorsque qu’un
cri les fit sursauter.
« Salut les jeunes ! S’exclama Ayame, je me suis dis qu’il était
trop injuste de ne pas vous faire profiter de ma présence ce soir alors
que tous les somas y ont eu droit alors me voilà ! Contents les jeunes
? »
Tohru, s’enthousiasma de le revoir et s’activa immédiatement à lui
préparer un lit pour la nuit.
«
Ah ! Quelle charmante jeune fille ! Il me vient un doute… je ne vous
dérangeais pas au moins ?!
- Ne te mets pas à imiter Shigure Aya ! Ce n’est pas un modèle
! Et toi non plus, pensa Kyo.
- Ah ! Ça me rassure ! La crainte immodérée qu’on
est pu touchée à Ma petite Tohru n’avait donc pas raison
d’être !
- Aya !!! » S’écria Kyo excédé.
Il fallut longtemps avant qu’il puisse calmer celui-ci. Mais une fois
cela fait, ils jouèrent ensemble aux cartes et battirent Tohru à plate
couture avant de se souhaiter bonne nuit et d’aller se coucher.
Tohru couchée dans son lit souriait à la photo de sa mère.
«
J’ai passé un fantastique journée lui confia-t-elle avant
de l’embrasser et de se laisser aller au sommeil.
FIN.